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♦ when I was your man (Lerris) -fini-

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Aodhán Hawks
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MessageSujet: ♦ when I was your man (Lerris) -fini-   Sam 1 Nov - 15:24




Lerris & Aodhán

Through a smokey haze, he looked my way and said, could I have a minute please? I have got something you need. Don't be afraid to make mistakes, at least you know you're livin. The debts and pain, from when you strayed, well man, all's forgiven, all's forgiven. Love, it is enough, when it comes to us, let's make it right.


Bleu. Une couleur qui l'a toujours attiré, envouté. Le bleu du ciel, le bleu de l'océan. Les nombreuses teintes qu'il peut prendre, son universalité et surtout, le bleu de ses yeux. Cette couleur qui semble l'avoir hanté durant ses longues années loin de lui où tout de Lerris s'échappait de sa mémoire sans que le blond ne puisse rien faire. Perdre petit à petit son odeur, le son de sa voix, le goût de ses lèvres, tout disparait avec le temps. Sauf ses yeux.
Aodhán n'a jamais oublié leur couleur, gravé en lui à l'encre indélébile. Il aurait voulu pourtant, chasser ses derniers souvenirs douloureux pour recommencer une nouvelle vie, pour l'oublier. Mais Lerris n'était pas une simple passade. Il était bien plus que ça.

Stressé. Son cœur bat beaucoup plus rapidement que la normale tandis que son reflet lui renvoie son image, le teint pale, les lèvres serrés et ses yeux verts écarquillés, remplis d'une soudaine anxiété, sentiment qu'il n'a pas connu depuis des années. Son palpitant lui rend la tache beaucoup plus difficile depuis qu'il s'est mis en tête de retourner au Papyrus, revoir Lerris. Depuis l'incident de Black Skull, les évènements lui tournent dans l'esprit sans cesse, revoyant sans arrêt l'expression sur le visage de l'homme, se souvenant de son visage à nouveau et de sa voix. Il voulait, non, il devait le revoir. Pour autant, Dhán a laissé les jours s'étaler devant lui avant de finalement se forcer à le faire. A rentrer dans cette bibliothèque, s'approcher de lui et lui parler, prendre de ses nouvelles. Rien de plus facile n'est-ce pas ? Son coeur lui prouve le contraire, le trahissant volontairement, ruinant ses tentatives de self-control en le rendant aussi vulnérable qu'une souris face à un lion. Se léchant les lèvres, sa main s'engage sous son tee-shirt, retrouvant le collier que sa sœur lui a offert quelques années auparavant. Son "porte bonheur". Soupirant longuement, Aodhán se fixe une dernière fois, un soudain manque de confiance se jetant sur lui. Et si Lerris l'ignorait ? S'il avait tourné la page et ne voulait plus avoir à faire avec lui ? Après tout, l'homme s'est bien détourné en premier lors de leurs retrouvailles ? Et si... Beaucoup trop de questions l'assaillent, le blond passe une main dans ses cheveux et transplane devant la bibliothèque sans réellement réfléchir, la mine désorienté, les cheveux désordonnés et la chemise à moitié ouverte. Son regard se porte sur l'entrée, son coeur ne lui permettant aucun répit, jouant avec ses sentiments comme avec un chat. Les doutes viennent s'ajouter à son anxiété, la peur mais l'excitation remporte la victoire sur ceux-ci tandis que le blond entre enfin, d'un pas déterminé.
La bibliothèque semble inanimé, presque "morte" comparé à la dernière fois où l'homme s'est retrouvé dans cet endroit. Il fixe le bouclier qui lui a servi de protection, un sourire en coin aux lèvres, tandis que ses pas l'entrainent dans cet endroit, oubliant quelques instants la raison pour laquelle il se trouve ici. Les livres l'ont toujours fascinés et lui ont offert une sorte d'apaisement, d'ouverture sur lui-même, une chose qu'il ne pouvait se permettre auparavant. Son regard explore les étagères quand une silhouette lui fait perdre momentanément le souffle, l’arrêtant sur le champ. En face de lui se trouve Lerris, le nez plongé dans un livre. Le revoir à nouveau envoie une onde de sensations aussi contradictoires qu'envoutants en lui. Il le fixe, le brun ne semblant pas l'avoir vu, son regard émeraude glissant sur lui, comme avant. Il a 15 ans à nouveau, cherchant à le rendre jaloux par tous les moyens, principalement en flirtant avec Rositsa. Il a 17 ans et se souvient de ses interminables diners où, l'un face à l'autre, ils se fixaient tout le long, quelque chose dont ils ne pouvaient se passer. Une boule dans la gorge, il finit par se racler silencieusement la gorge et se rapproche de son ancien "amant", lentement mais surement, le coeur au bord des lèvres. Arrivé à sa hauteur, Aodhán ne sait plus quoi faire. Lerris ? Je... Leurs regards se croisent et il perd à nouveau la parole, plongeant finalement son regard dans celui qu'il n'a jamais oublié. Anticipation, anxiété, excitation, tout se mélange et les secondes passent. Le silence lui devient soudainement bien trop lourd à porter, une légère rougeur aux joues, sa main se glisse contre sa nuque, signe universelle de sa gène. Euh, je... Hum... Je voulais savoir si tout allait bien après l'incident avec Black Skull. Pas de... pas d'autres fantômes dans le coin ? Il tente un petit sourire en relevant la tête mais échoue quand ses yeux tombent sur les lèvres de Lerris, détournant le regard vers la droite, maudissant sa tendance à rougir aussi facilement.

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Dernière édition par Aodhán Hawks le Mar 2 Déc - 22:19, édité 1 fois
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Lerris Lennart-Roskin
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Jukebox : friends never say goodbyeThe road to el dorado. hello my hunteralice renee. starsles misérables. kyrie eleisonmozart. photographs and memoriesjim croce. morenikaavishai cohen. beirutibrahim maalouf. our hearts burn like damp matchesthe leisure society. i'll just wait here thenNina Winkler.

MessageSujet: Re: ♦ when I was your man (Lerris) -fini-   Dim 2 Nov - 19:41

Lerris n'a jamais arrêté de penser à Aodhán, même après plus d'une décennie, il n'y a toujours que lui qui compte à ses yeux, personne d'autre. À tel point que Lerris n'a jamais réussi à fréquenter quelqu'un d'autre ou même à se faire d'autres amis, préférant ces rassurantes amitiés superficielles et banales qui ne le mettent pas en danger. Alors quand peu de temps après son arrivé à Pleatmouth, Lerris l'a revu, ça lui a fait comme un coup de poignard dans le cœur. À la place de la joie et de l'excitation, il fut rongé par la peur, le remords même, comme si tout ce qu'ils avaient traversé était sa faute.
Instinctivement, il s'est caché. Pendant longtemps. Presque deux ans. Mais cela ne pouvait pas durer éternellement et les deux hommes ont finit par tomber l'un sur l'autre un soir d'octobre. Lerris savait qu'en demandant aux professeurs de Pleatmouth de l'aider avec son problème de fantôme, il prenait le risque d'être démasqué, mais vivre avec Black Skull était devenue insoutenable et il n'avait pas eu le choix. Oh, il n'est pas fier de son comportement de ces deux dernières années et de la façon dont il s'est comporté avec Aodhán le soir où il est venu au Papyrus, mais il n'avait pas eu la force de le regarder dans les yeux, de le regarder et de voir toutes les erreurs qu'il avait commises.

Depuis Lerris tente de ne pas trop y penser, continuant sa vie comme si de rien n'était, même s'il a conscience que tout a radicalement changé. Aodhán sait qu'il est là maintenant, tout près. Ils sont de nouveaux proches l'un de l'autre sans des frontières, leur famille, ou l'océan pour les séparer, les protéger. Lerris ne comprend pas pourquoi il a si peur. Il connaît Aodhán depuis si longtemps, il l'a aimé pendant tant d'années, qui a-t-il de si différent aujourd'hui ? Pourquoi ne peut-il pas se réjouir d'avoir retrouvé l'amour de sa vie et de profiter des possibilités qui s'ouvrent à lui, maintenant que l'influence de sa famille n'a plus aucun pouvoir sur lui ? Peut-être qu'Aodhán est passé à autre chose. Il est peut-être marié, il a peut-être des enfants ! Lerris ne peut décemment pas chercher à le voir en ignorant les réponses à toutes ses questions. Il ne sait même pas où il habite. Non, la meilleure option est encore de rester tapi au fond de sa bibliothèque, à boire du thé et à lire tous les vieux manuscrits qui l'entourent. Ici au moins, il est en sécurité.
Tout est calme en cette fin de journée et Lerris a finit par atterrir dans la section médiévale du Papyrus. Il feuillette les codex et les vieux manuscrits enluminés sans trop savoir ce qu'il cherche, il passer simplement le temps. La boutique ne va pas tarder à fermer et il a fini tout son travail de la journée, une première en ce qui le concerne. Finalement, son attention se pose sur le journal d'une sorcière Irlandaise du quinzième siècle. Absorbé par ses aventures et ses états d'âme, il reste planté là au milieu de l'allée éclairé par quelques bougies sur un chandelier. Il entend vaguement des pas se rapprocher de lui, mais ce n'est que quand l'homme lui parle que Lerris réalise qu'il n'est plus seul. « Lerris ? Je... » Il ne se retourne pas d'abord, il étudie la voix, un frisson glissant le long de sa colonne vertébrale. Mais l'envie devient trop grande et il lève la tête pour découvrir un Aodhán plus beau que jamais dans la lumière vacillante des bougies. Sous son regard vert amande, Lerris ne sait pas si ses peurs et ses appréhensions se font plus grandes ou si elles disparaissent complètement. C'est un véritable tourbillon d'émotions contradictoires qui se sont déclaré la guerre à l'intérieur du pauvre corps de Lerris qui ne peut articuler le moindre mot. «  Euh, je... Hum... Je voulais savoir si tout allait bien après l'incident avec Black Skull. Pas de... pas d'autres fantômes dans le coin ? » Aodhán lui sourit et si Lerris pouvait fondre, il se serait transformé en flaque de cire instantanément. Il avait oublié ce rictus si attendrissant et les joues rosées qu'arborait Aodhán quand il plongeait son regard dans le sien. Pour la première fois depuis dix ans, il a l'impression de pouvoir respirer et pourtant, l'air lui manque. « Dhan. » Il soupire presque, avec la même expression sur son visage que sur celui d'un enfant au matin de noël. Il ne dit rien d'autre pendant un moment probablement trop long, il observe, il scrute Aodhán comme une apparition divine. Gêné, il se racle la gorge et essaye tant bien que mal de se remémorer la question que son visiteur lui a posé. « Black Skull ? Non, il est parti. Et pour l'instant, aucun autre fantôme n'a décidé d'élire domicile ici. Mais crois-moi, ça ne saurait tarder, les fantômes de Muzzleboar adorent le Papyrus. Mais je peux comprendre, il y a quelque chose de rassurant dans tous ces livres. » Lerris reprend enfin sa respiration et esquisse un sourire, retourne ensuite à sa contemplation d'Aodhán. « Comment vas-tu ? » Murmure-t-il, comme si la question lui pesait, comme si elle était dure à articuler. Il avait tant de questions à poser à Aodhán, il a tant de choses à lui dire, il se sent stupide et démuni.

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Dernière édition par Lerris Lennart-Roskin le Dim 23 Nov - 1:36, édité 1 fois
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Aodhán Hawks
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MessageSujet: Re: ♦ when I was your man (Lerris) -fini-   Mar 4 Nov - 14:24




Lerris & Aodhán

Through a smokey haze, he looked my way and said, could I have a minute please? I have got something you need. Don't be afraid to make mistakes, at least you know you're livin. The debts and pain, from when you strayed, well man, all's forgiven, all's forgiven. Love, it is enough, when it comes to us, let's make it right.


Il se sent ridicule. Être là, bêtement, la bouche légèrement entrouverte, une expression béate sur le visage, à regarder chaque centimètre de Lerris, pour se remémorer. Ses choses qu'il aurait voulu lui dire ne dépassent pas la barrière de ses lèvres. Beaucoup trop de temps s'est écoulé avant qu'ils ne finissent par enfin pouvoir se voir, s'entendre et se toucher. Geste que le blond retient rapidement, sa main souhaitant glisser contre celle de Lerris pour sentir à nouveau les frissons que cela arrivait -à chaque fois- à lui procurer. Il ne fait que le regarder et son coeur oscille entre un arrêt ou un véritable marathon. Dhan voit mieux les choses, c'est comme si un filtre lui brouillant la vue disparaissait soudain face au regard de son ancien ami. En un instant, l'homme oublie l'endroit où ils se trouvent, les livres qui les entourent et le silence apaisant entre eux, plongé l'un et l'autre dans leur regard, se disant des mots imprononçables.

Oui, ridicule à sourire comme un bienheureux, à rougir comme une pivoine et à se tortiller les mains comme une adolescente de 15 ans en pleine crise. Face à lui, celui qu'il a toujours aimé, qu'il n'a jamais pu réellement oublié le fixe, silencieux. Son regard le scrutant, les rougeurs viennent s'intensifier sur son visage. Il avait oublié cependant à quel point sa façon de le regarder pouvait le rendre aussi niais. Il avait tout simplement oublié que Lerris, par n'importe quelle action, réussissait toujours à le faire fondre, lui qui se prenait pour un dur à cuire à l'époque. Sa voix résonne enfin, un octave grave qui lui envoie une pluie de frissons sur tout le corps, ses yeux s'élargissant un peu plus, lui donnant probablement un air de princesse de Disney. L'entendre prononcer son prénom, après tout ce temps l’empêche de prononcer un seul autre mot, savourant l'effet que sa voix porte sur lui. Pour toute réponse, son sourire s'élargit un peu plus si cela est possible. Portant toute son attention sur Lerris, son visage barré d'un sourire des plus rayonnants. Un soupir lui échappe et sa main revient frôler sa nuque, par habitude. Aodhan aimerait simplement le serrer contre lui et recommencer, tout recommencer. Reprendre là où ils s'étaient arrêtés, là où leurs vies auraient du commencer. Il a tant souhaité le revoir et mettre de coté l'histoire entre leurs parents afin de vivre enfin ensemble. Et maintenant qu'il se trouve face à lui, c'est comme si un blocage l’empêchait de tout lui dire. Ils peuvent être ensemble, c'est un fait. Et il lui a terriblement manqué, le poids de ses dernières années lui retombant soudain dessus. Mais les années ont passés. Ils n'ont plus 18 ans, loin de là. Le voudra-t-il ? Son sourire lui prouve que, à défaut d'en savoir plus, Dhan n'est pas le seul à être ravi de le retrouver.

Un sourire en coin vient sur ses lèvres à la fin de son discours, sa main attrapant un manuscrit sur le coté. C'est même certain, cet endroit respire le calme et la sérénité. Dans tous les cas, si jamais cela arrive, tu peux compter sur moi pour t'en débarrasser... Enfin, sur nous. Il rit, cachant encore une fois sa gêne. Son regard tente de se fixer autre part que sur l'homme mais finit inexorablement par se planter dans l'océan de ses yeux. Il se colle une baffe mentale, le voilà devenant un véritable poète en décrivant le regard de Lerris. Sa question posé dans un murmure presque inaudible, il sort de sa contemplation. Que dire ? Cette question, bien que banale, relève tellement d'autres questions. Qu'es-tu devenu ? Ou étais tu ? M'aimes-tu encore ? Sa réflexion l'emporte sur sa voix, fixant le brun avec incertitude. Reposant le livre qui se tient toujours dans sa main, il finit par se lancer. Étant donné les circonstances, je vais... bien. Oui, bien, c'est le mot. Un peu secoué mais bien. Et toi ? Cherchant à faire passer tout ce qu'il ne peut pas encore dire, Dhan garde son regard ancré dans le sien, ses lèvres s'entrouvrant à nouveau pour reprendre la parole mais renonçant, il se déporte sur la droite pour admirer les étagères, prétexte pour se détacher un peu du regard de son ami qui semble le transpercer de part en part, réduisant son contrôle sur l'envie de se jeter sur lui. Pour compenser le temps perdu. J'aime bien venir ici. Je venais déjà quand j'étais étudiant mais en tant que prof, ça m'a donné une vision très différente de celle-ci. Comment... Comment se peut-il que je ne t'ai jamais vu avant ? Se retournant à nouveau vers Lerris, un sourcil levé, c'est une des questions qui le hantent depuis que le brun a ouvert la porte. La réaction de ses collègues face à la présence de Lerris ne lui a pas échappé, échangeant un sourire ou un signe de la tête, preuve de sa présence depuis plus d'une semaine.
Pour le moment, Dhan finit par se plonger à nouveau dans son regard. Parce qu'il n'y peut rien. Parce que ça fait bien trop longtemps qu'il n'a pas pu lancer un regard aussi débordant de sentiments envers celui qui aura hanté ses jours et ses nuits.
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Lerris Lennart-Roskin
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MessageSujet: Re: ♦ when I was your man (Lerris) -fini-   Ven 14 Nov - 14:48

Se retrouver à nouveau sous le regard perçant d'Aodhán a quelque chose d'excitant et de rassurant. Lerris sent une boule de chaleur se former dans sa poitrine et se propager dans tout le reste de son corps alors qu'ils se dévisagent sans rien dire. Il ne peut pas effacer cette esquisse de sourire qui illumine son visage, il n'en a pas envie de toutes façons. Aodhán n'a pas changé, Lerris peut toujours voir le garçon dont il est tombé amoureux sous sa barbe naissante et derrière son regard plus dur, plus marqué par la vie. Il se sent coupable. Mais Aodhán n'a pas l'air de lui en vouloir, s'il était en colère, il ne serait pas en train de sourire comme ça... Son sourire. Ce sourire stupide, ces yeux stupides, ce corps stupide, Lerris n'a qu'une envie, c'est de le prendre dans ses bras et de ne plus jamais le lâcher. Jamais. Comment a-t-il fait pour survivre aussi longtemps sans lui ? Il ne comprend pas. Ça n'a pas de sens. Ou peut-être que la réponse est dans la question ? Oui, il n'a fait que survivre, il n'a pas vécu depuis ce maudit soir où il a dit adieu à Aodhán. Pourquoi a-t-il fait ça déjà ?
Il va bien. Du moins c'est ce qu'il dit, Lerris sait bien qu'il ne lui dit pas tout. Il comprend évidemment, mais il fut un temps où les deux sorciers n'avaient aucun secret l'un pour l'autre, où mentir ne servait à rien, car ils pouvaient se lire avec une telle facilité que tourner autour de la vérité n'aurait été qu'une perte de temps et une source de conflits inutile. Lerris regrette cette époque et il n'aime pas admettre qu'elle est révolue. À ses yeux, Aodhán est toujours aussi important, il veut croire qu'il ne lui mentirait jamais, mais ne vient-il pas de passer deux ans à l'éviter ? « Comment... Comment se peut-il que je ne t'ai jamais vu avant ? » La question devait arriver et bien que ce ne soit pas une surprise, Lerris ne sait pas quoi répondre. Avant, il avait peur qu'Aodhán le retrouve, mais maintenant, Lerris a peur qu'il parte et qu'il ne revienne pas. Qu'ils s'abandonnent encore une fois. Comment trouver les mots juste quand on a déjà du mal à tenir sur ses deux pieds ? Lerris ne bouge pas, il fixe Aodhán, les yeux plissés, pendant si longtemps qu'il en oublie presque de chercher ses mots. « Je... » C'est à son tour d'éviter ses yeux suppliants et de poser son regard sur les rangées de livres à côté d'eux. « Je ne... » Il n'y a pas de bonne manière de dire ce qu'il a à dire, alors Lerris avoue simplement, toujours sans regarder Aodhán. « J'avais peur. Peur que tu m'en veuilles. Peur d'avoir détruit ta vie. Peur que tu en ai construit une autre. Peur que tu sois heureux sans moi. » Ce n'est pas son genre d'être aussi égoïste, mais il n'a jamais été lui-même avec Aodhán et il lui doit la vérité, toute la vérité. Lerris est un addicte depuis le jour où il a rencontré Aodhán, ce garçon, non cette homme à présent, lui a toujours fait plus d'effet que la meilleure pousse de mauvedouce. Lerris a besoin d'Aodhán, mais parfois, l'amour qu'il éprouve pour lui est juste trop fort, trop difficile et avec tout ce qui c'était passé entre eux, il ne se sentait pas assez fort. « Quand je t'ai vu la première fois... Je me suis caché dans la remise. » Il force un rire, mais il manque de cœur et d'entrain. « Je n'attends pas de toi que tu me pardonnes... Pour quoi que ce soit. » Ajoute-t-il en replongeant enfin son regard dans celui d'Aodhán.

Spoiler:
 

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Aodhán Hawks
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MessageSujet: Re: ♦ when I was your man (Lerris) -fini-   Lun 17 Nov - 14:51




Lerris & Aodhán

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Etant gosse, le jeune garçon qu'était Aodhan avait anticipé avec anxiété sa rencontre avec les Lennart-Roskin. Après tout, qui ne paniquerait quand du jour au lendemain, on vous apprend que vous êtes fiancés et que vous allez la rencontrer le jour d'après ? Le blond avait terriblement peur. L'apprécierait-elle ? Voudrait-elle de lui ? Ses questions qui embrouillaient son esprit avaient disparus à la vue d'un garçon de son age. Quand il a vu Lerris, ses peurs et ses doutes ont disparus, remplacés par une fascination mêlé à un autre sentiment qu'il ne comprenait pas encore à l'époque. Ou qu'il ne voulait pas comprendre. Une simple décision de leurs parents leur aura permis de se rencontrer, de se découvrir. Afin de les mener à ce jour, penché l'un vers l'autre, une distance encore trop palpable entre eux, plongé dans le regard l'un de l'autre, comme avant. Ils avaient l'habitude de se fixer ainsi, tout le temps. Des regards suggestifs qui n'avaient de sens que pour eux, s'échangeant des paroles sans mots. A nouveau, Aodhan veut croire que ça n'a pas changé, qu'il peut toujours comprendre Lerris comme au premier jour. Il veut que ça soit le cas. Pour autant, c'est la peur qui le guide en ce moment-même, préférant éviter son regard à nouveau. Effrayé par l'ampleur de ses sentiments, par tout ce qu'il ressent, émotions qui n'ont plus fait leur apparition depuis son plus jeune age. Ce qu'il ne peut empêcher en revanche, c'est son sourire. Encré sur ses lèvres. Parce qu'il a rêvé de ce moment et qu'à présent qu'il l'a retrouvé, qu'il sait où il est, Dhan fera tout pour garder Lerris le plus près possible. Pour oublier ce jour funeste où leurs pères les ont séparés, où ils n'ont même pas pu se parler une dernière fois, Aodhan arraché à lui par la stupidité de son père. Le blond veut arranger les choses entre eux, recommencer à zéro. Mais par où commencer ?

Lerris semble soudain perturbé, ne quittant pas son regard, les sourcils froncés. Sa question banale semble avoir un effet considérable sur son ami qui balbutie quelques mots sans fond. C'est au tour d'Aodhan de froncer les sourcils, peinant à comprendre ce que l'homme cherche à lui faire comprendre. Dhan voudrait franchir la distance qui les sépare et l'encercler dans ses bras, pour chasser ce qui semble peiné celui pour qui son cœur a toujours battu. Il le voudrait mais il n'agit pas, se contentant de le voir se débattre avec une vérité qui lui assène un choc assez puissant pour le faire subitement s'agripper au meuble sur sa droite, son autre main gisant contre lui. Dans le fond, tous les deux ont réagis bêtement à ses retrouvailles. La peur les a guidés à faire des choix stupides. La peur de se rendre compte que l'autre était passé à autre chose, peur de l'oubli, peur de la douleur qu'ils ressentiraient. S'il avait su que Lerris était ici bien avant, comment aurait-il réagi ? Probablement de la même manière. Les années qui ont passés laissent place au doute. Et tous deux pensaient ne plus savoir qui était l'autre. Le regard de Lerris a quitté le sien depuis quelques temps, lui laissant à nouveau cette impression de vide constant. Maintenant, le blond se rend réellement compte de l'importance que l'homme en face de lui a pour lui, de son influence. Son corps réagit spontanément à ses mouvements, ses pupilles se dilatent, des frissons lui parcourent le corps. Pour autant, ils n'ont fait que se regarder. Le blond ne prononce pas à un mot face à son discours, gardant son regard fixé sur sa personne, sa main desserrant lentement le meuble plus le temps passe. Maintenant qu'Aodhan repense à ses dernières années, il se souvient d'une silhouette qui disparaissait dans la remise, de dos. Il n'a jamais cherché à comprendre qui était cette personne, plongé dans ses recherches. Mais le blond comprend désormais. Quand Lerris replonge enfin son regard dans le sien, quand il se sent à nouveau lui-même, fixant ses orbes bleus, Aodhan finit par craquer. Réduisant leur distance, sa main se porte sur l'épaule de Lerris, à défaut de pouvoir frôler sa joue comme il en meurt d'envie. Un fin sourire sur ses lèvres, il sert doucement son épaule, mettant de coté la multitude d'émotions qui s'enchainent en lui. Lerris. Je ne pourrais jamais t'en vouloir, pour quoi que ce soit. Je ne te pardonnerai pas pour la simple et bonne raison que j'aurai probablement fait la même chose. C'est à son tour de baisser le regard, se livrant à son amant. J'avais peur, moi aussi. Pour les mêmes raisons. Et tu n'as rien détruit, je... Relevant son regard, il le plonge à nouveau dans celui de Lerris, sa main glissant lentement jusqu'à sa joue pour l'effleurer simplement, la peur le dévorant. J'ai arrêté de vivre le jour où on s'est perdus. Il lui est dur de se confier, ce n'est pas un homme qui aime s'attarder sur les sentiments. Mais face à lui se trouve son premier amour, peut être même l'unique amour de sa vie. Le voir croire qu'Aodhan pourrait lui en vouloir le blesse dans le fond. Un autre sourire sur ses lèvres, le blond reprend la parole, se rendant compte qu'il a réduit leur distance durant son discours, ses joues rosissant légèrement. Alors, n'ait plus peur de rien, je suis là maintenant. Et je n'ai aucune envie de partir. Aucune envie de le quitter surtout. Mais le blond s'est déjà bien assez dévoilé. Alors Aodhan attend, fixant Lerris pour lui prouver que ses paroles ne sont pas sans fond, qu'il restera là où il est, pour lui. Sa main quitte la joue de Lerris, malgré son envie de la laisser et il sourit encore. Comme un idiot. Parce qu'il avait oublié à quel point sourire pouvait être aussi bénéfique quand c'est pour une personne qu'il aime.
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Lerris Lennart-Roskin
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MessageSujet: Re: ♦ when I was your man (Lerris) -fini-   Dim 23 Nov - 2:49



C'était il y a quinze ans, juste après la Deuxième Guerre des Sorciers. L'Europe sorcière était en paix à nouveau après les années sombres qui avaient suivi le retour de Voldemort et de ses sbires. Aodhán et Rositsa venaient de mettre fin à leurs fiançailles et les garçons avaient tous les deux terminés leurs études à Durmstrang. C'était une époque de renouveau, tout était à portée de main, Aodhán et Lerris étaient enfin libres. Ou presque.
Un après-midi, Monsieur Hawks appela Lerris dans ses appartements de la demeure Roskin. Lerris ne s'était pas inquiété, si Monsieur Hawks était un homme froid, il ne semblait pas particulièrement hostile envers lui et ce fut plus la curiosité que la crainte qui le guida à travers les couloirs. Ce qui suivit pourtant, mit fin à tout ce qu'il y avait de bon dans son monde. Encore aujourd'hui, Lerris entant la voix du patriarche Hawks dans sa tête, dure, sans la moindre émotion. « Tu es un bon garçon Lerris, mais ton influence sur Aodhán est... Néfaste pour lui et notre famille. Je sais que tu veux ce qu'il y a de mieux pour lui. Et ce qu'il y a de mieux... » Lerris déglutit, il avait dix ans à nouveau. « Ce n'est pas toi. Nous partons. » Ces derniers mots le transpercèrent comme des coups de poignard. Monsieur Hawks savait, il savait tout et les blessures que ses paroles causèrent, ne sont aujourd'hui toujours pas refermées. Malgré tout, il avait raison, Lerris savait qu'il n'était pas ce qu'il y avait de mieux pour Aodhán, pour son avenir. Il devait le protéger de cet amour trop passionnel qui les consumait tous les deux. Il était près à se laisser brûler les ailes si ça voulait dire qu'Aodhán ressortirait indemne de leur histoire. C'était il y a quinze ans.

Lerris a peur d'avoir déjà tout gâché en avouant trop tôt tout ce qu'il a sur le cœur depuis toutes ces années. Pourtant, Aodhán sourit et se rapproche de lui. Quand il pose sa main sur son épaule Lerris baisse les yeux pour la regarder, la sentir d'avantage sur sa veste qui semble soudainement trop épaisse. Il sourit légèrement et se laisse dériver dans le regard émeraude d'Aodhán. Lerris ne s'est jamais habitué à sa beauté. Même quand ils vivaient dans le même dortoir à Durmstrang, son cœur sautait un battement à chaque fois qu'il posait son regard sur lui. Dhan était comme un soleil et Lerris, la lune, n'était visible que grâce à lui, il avait besoin de lui pour exister pleinement. Ses mots, sa main, le sourire de Lerris s'agrandit avec les secondes et son regard tombe pétrifié sur les lèvres d'Aodhán comme si entre ses aveux, se cachait une formule sécrète, imaginée spécialement pour lui. Aodhán lève les yeux et Lerris trouve la force de suivre son mouvement, leurs regards se perdent l'un dans l'autre et la main d'Aodhán vient effleurer la joue de Lerris qui ferme les yeux sous sa caresse. « Alors, n'ait plus peur de rien, je suis là maintenant. Et je n'ai aucune envie de partir. » C'est un moment long et doux, riche de significations et de sous-entendus. Lerris voudrait qu'il dure pour toujours. Il voudrait rester là, à quelques centimètres de l'amour de sa vie, sans rien dire, sans rien voir autour d'eux. Il a besoin de temps pour assimiler les dernières paroles d'Aodhán et toute leur ampleur. Trop tôt, malheureusement, il laisse tomber sa main et sans pouvoir s'en empêcher, Lerris l'attrape, pour ne pas qu'elle s'échappe, pour prolonger ce moment aussi longtemps qu'il le peut. Il quitte son amant des yeux pour frôler ses lèvres du regard, mais il ne bouge pas. Il glisse sa main dans celle de Dhan et sourit. Il aimerait se rapprocher, il veut se rapprocher, plus près, encore plus près, pour ne faire plus qu'un avec lui, mais il est noyé dans un flot constant d'émotions qui le pétrifient complètement. « Il n'y a jamais eu personne d'autre que toi. » C'est bête, mais c'est tout ce que Lerris trouve à dire. Il a besoin d'avouer à Aodhán, que dans la chair et dans le cœur, il a toujours été le seul qui comptait. « Tu es tout... » Des bruits de talons raisonnent au bout de l'allée et une femme se racle la gorge à quelques mètres du couple. Après plusieurs secondes d'obstination, Lerris s'ordonne de quitter Aodhán des yeux et de lâcher sa main pour voir ce que lui veut sa collègue. « Excuse-moi Lerris, il faut qu'on ferme. » Il soupire. « Très bien, j'arrive t'aider pour l'inventaire dans une minute. » Elle s'excuse dans un murmure et quitte l'allée avec hâte. Lerris se retourne vers Aodhán, avant d'annoncer déçu. « Je dois y aller. » Malgré ça, il reste planté devant lui, lutant contre l'envie de plaquer ses lèvres contre les siennes.

Spoiler:
 

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Clouds are making way for me
Eyes open wide, feel your heart and it's glowing, I'm welcome home, sweet home. I take your hand, now you'll never be lonely not when I'm home, sweet home. @bastion ≈ Mother, I'm Here › © alaska.


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Aodhán Hawks
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MessageSujet: Re: ♦ when I was your man (Lerris) -fini-   Mar 2 Déc - 22:10




Lerris & Aodhán

Through a smokey haze, he looked my way and said, could I have a minute please? I have got something you need. Don't be afraid to make mistakes, at least you know you're livin. The debts and pain, from when you strayed, well man, all's forgiven, all's forgiven. Love, it is enough, when it comes to us, let's make it right.



If You Want Me

C'était presque impossible à comprendre. Leur histoire ne fait partie de celles que l'on raconte aux enfants quand on leur parle du grand amour. Si pour eux, c'était une évidence au premier regard qu'ils étaient fait l'un  pour l'autre, le reste du monde allait leur prouver que cette belle aventure n'en resterait qu'une. Une décennie pour s'aimer, une autre pour se déchirer en s'oubliant et cette nouvelle décennie pour se retrouver. Une folle histoire mais Dhan n'a jamais perdu l'espoir qu'un jour, il le retrouverait. Peu importe la distance, il voulait croire que ce qu'ils ont eu n'était pas éphémère. Que Lerris et lui se réuniraient, un jour où l'autre. Et qu'en attendant, il devait accepter la souffrance de son absence, le manque de son unique âme sœur. Accepter que d'ici là, Dhan se sent incomplet, loin de lui.

Devant le sourire de Lerris, le blond se sent perdre toutes ses bonnes résolutions. Que ce sourire lui a manqué. La façon dont ses yeux brillent en le regardant, les nouvelles marques sur son visage, ses cheveux corbeaux dans lesquels il souhaite tellement passer sa main. Aodhan se languit de pouvoir le toucher, obtenir ce manque qui le hante depuis tant d'années. L'avoir pour lui, comme avant. Il se perd dans la contemplation de Lerris, perdu dans son sourire, dans ses yeux, dans ses lèvres légèrement entrouvertes. Le temps s'étale devant eux mais ils ne portent attention qu'à celui qui leur fait face. Avant qu'il ne fasse quelque chose qu'il pourrait regretter -enfin, pas tant que ça- Dhan retire sa main de la joue de son ami, à regret. C'est quand sa main rencontre la sienne que son souffle se coupe, savourant les sensations qui glissent sur sa peau là où ses doigts touchent sa paume. Laissant le temps passer, juste à le regarder. Quelque chose qu'il pourrait faire tous les jours, sans parler. Juste le regarder et apprécier sa beauté qui l'a toujours fasciné. Le regard de Lerris se glisse sur ses lèvres et une chaleur si familière se répand en lui que le blond se retient avec peine de ne pas se jeter sur lui, rencontrant des difficultés à le quitter du regard. Ses paroles font débordés un flot de sentiments en lui, un fol espoir, un instant de perdition où le blond se prend à les imaginer dans un futur plus ou moins proche ensemble, rien que tous les deux à oublier cette foutu absence qui les as rongés pour mieux se retrouver. Parce que pour lui aussi, ça n'a jamais été que Lerris. Durant toute sa vie, même si flirter l'amuse, l'ombre de celui qu'il a aimé toute sa vie le poursuivait, ne quittant jamais son esprit. Ses doigts se glissent contre ceux de Lerris tout en les serrant et il sourit encore, forçant son regard à fixer ses prunelles si envoutantes au lieu de faire une fixation sur le cou de l'homme. Ne possédant plus aucune volonté, le blond s'accroche à ses mots, à sa voix et à son visage. Quand un raclement de gorge intervient derrière lui, c'est à peine s'il l'entend, les deux hommes plongés dans le regard de l'autre, Aodhan se souvenant de tout ses petits détails qui font que Lerris est irrésistible. Quand sa main perd la chaleur de la sienne et que son regard quitte le sien, un grognement menace de quitter sa bouche, le supprimant en toussant légèrement, fixant la jeune femme qui ne semble pas savoir où se mettre. Il se permet un sourire poli quand bien même sa présence signifie son départ et, inévitablement, le temps des aurevoirs. Son coeur se sert à l'idée de quitter son amant, à nouveau. De ne pas pouvoir le voir en rentrant chez lui, dans son appartement ridicule où sa solitude l'attend. Ses yeux cherchent les siens à nouveau et ils se retrouvent à se fixer, encore. Comme si ça n'était pas déjà une habitude. Un sourire en coin, Dhan capture la main de Lerris lentement, caressant de son pouce la paume de celui-ci, dans un geste tendre. S'ils ne sont pas encore près à énoncer tout haut ce qu'ils ressentent l'un pour l'autre, Dhan ne peut s’empêcher de le toucher, ne serait-ce qu'un peu. Oui, tu devrais y aller. Et le blond sert cette main comme si c'était la preuve de la promesse qui jaillit de ses lèvres. Pour se prouver à lui même que cette rencontre n'était pas un rêve. Mais je te retrouverais cette fois. A la prochaine, Lerris. Et sur ses paroles, redoutant ce qu'il pourrait faire, le blond lâche sa main et se dirige vers la sortie, le vide et le froid s'attaquant à son cœur furibond. Aodhan se retourne une dernière fois vers Lerris pour lui lancer un sourire et la porte se referme sur sa silhouette, laissant les deux hommes à nouveau complet mais perdus dans cette tempête de sentiments qui les tourmentent.
love.disaster


Fin de topic.
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