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le mépris (swan&phoenix)

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Phoenix Deloney
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MessageSujet: le mépris (swan&phoenix)   Dim 16 Nov - 1:06


i wish i didn't love you so much
Phoenix fonçait sur son balai, prenait de l'attitude, puis redescendait en piqué à la poursuite du vif d'or, concentré sur un seul et même objectif: l'attraper. Si le vent qui fouettait son visage et claquait sur sa peau réveillait la douleur de ses muscles, si chaque nouvelle figure le poussait plus loin encore et transcendait davantage la prise de risque, il s'en réjouissait, heureux de se sentir vivant à nouveau, de sentir son coeur battre dans sa poitrine, d'apprécier la chaleur régulière de ses veines enflammées et l'adrénaline toujours plus forte d'une soirée d'automne dans les cieux avec les étoiles pour seules témoins. Avec quelle liberté se sentait-il voltiger, quelle légèreté et quel soulagement ! Être dans le ciel, pouvoir s'éloigner un instant de ses ennuis, de ses erreurs passées et de sa rancoeur, pouvoir ignorer son être et cette cruelle conscience au profit d'une pleine étreinte entre lui et l'air et le vent et la pluie. N'être plus qu'un avec les éléments, voilà ce que Phoenix recherchait toujours lorsqu'il sortait son balai. Cette facilité à manoeuvrer dans les airs, cette complicité avec Zephyr, cette romance avec l'aurore et cette parade insolente à Éole le rendaient sans pareil quand il enfourchait sa monture.

Ce matin, coach Mackenzy l'avait pris à part, tout sourire, pour lui apprendre que des sponsors s'étaient manifestés et que plusieurs équipes avaient fait part de leur désir de le voir les rejoindre. Phoenix n'avait pas encore fait son choix, il ne voulait pas quitter les États-Unis (en tout cas pas immédiatement) et attendait une offre des Fitchburg Finches avant de se décider définitivement. Il lui restait de toute façon un an et demi d'études qu'il comptait bien compléter avant de se lancer dans une carrière professionnelle internationale de Quidditch. Ernest Mackenzy n'avait pas manqué de montrer sa déception mais avait fini par accepter sa réponse, haussant des épaules et déclarant en s'éloignant « Essaye de te décider avant la fin du mois, tout de même. Rien ne vaut la sécurité d'un contrat. ».

Il était difficile cependant de réfléchir à son futur quand son présent le désespérait autant. Il n'avait pas eu de nouvelles de Swan depuis le bal d'Halloween, ses espoirs s'affinant chaque jour qui passait sans contact, et cette charade avec Buffy commençait à lui peser sur les épaules, surtout après le dur réveil d'un lendemain de beuverie pour réaliser qu'ils avaient couché ensemble. Buffy l'avait attaqué à coups d'oreiller et de baguette magique et il avait du s'enfuir à moitié nu de son dortoir en maudissant l'alcool et la jeune femme. S'il s'en voulait de s'être tourné vers elle en désespoir de cause et d'avoir blessé à la fois Buffy et probablement Swan quand celui ci l'apprendrait, il commençait à se lasser de l'attente et considérait pleinement l'idée de passer à autre chose, la vie était trop courte pour poursuivre des gens qui n'avaient pas envie d'être poursuivis, et il trouverait éventuellement quelqu'un pour soigner son cœur brisé.

Un peu fatigué par l'exercice, et les cuisses endolories, Phoenix décida de prendre un break et alla s'asseoir en un équilibre précaire sur l'un des six grands buts du terrain. Attrapant sa bouteille d'eau, il avala une gorgé avant de se laisser tomber en arrière et tête à l'envers, uniquement retenu à la force de ses cuisses (et une main toujours fermement posée sur son balai).
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Swan Hepburn
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MessageSujet: Re: le mépris (swan&phoenix)   Dim 16 Nov - 2:50




le mépris ; swan & phoenix ▬ Depuis le bal d'halloween, les nuits de Swan étaient tourmentés par des questions restées sans réponse, et ses journées n'étaient guère mieux. Phoenix. Tel était le nom de celui qui le torturait ainsi. Bien qu'ils habitent dans le même appartement, il s'était appliqué à l'éviter. Il partait avant le réveil de l'elkpaw, et rentrait tôt et s'enfermait dans sans chambre tout le reste de la soirée. Il s'allongeait sur son lit, prenant son livre de droit moldu, dans l'espoir naïf qu'il serait capable de réviser. Que nenni. Il lisait généralement une page. Puis, lentement, il posait son livre ouvert sur son torse, les yeux fixés sur le plafond. Il pensait. Il pensait à Phoenix, à l'idylle adolescente qu'ils pourraient vivre. Il s'imaginait que leur histoire d'amour impliquerait des baisers enflammés, et des plus doux. Des mots d'amour et des claquements de portes. Phoenix l'aimait. Il aimait Phoenix - cela non plus, ce n'était plus une question. Dans sa tête, il s'écrivait un roman, les mettant en scène. Peut-être que l'histoire était un peu trop utopique, un peu trop équilibrée compte tenu de leurs caractères explosifs. Mais il aimait ça, ainsi que l'idée d'avoir un vrai petit-ami - pas seulement un amant ou un homme qu'il n'aimerait pas vraiment, et qui, de toute façon préférait se taper des citrouilles plutôt que lui. Il avait si longtemps rêvé de cette situation, où ses sentiments pour quelqu'un seraient réciproques. Alors maintenant que tout cela se réalisait, pourquoi hésitait-il ? Toujours la même raison : La peur de l'échec. L'idée de se faire briser le coeur l'effrayait. Et il hésitait.

Pourtant, cette nuit là, ce n'était plus de simples interrogations qui le tourmentait : C'était quelque chose qui le prenait aux tripes, rendaient ses mains moites, enserrait sa gorge. Cela faisait des heures qu'il se tournait et se retournait dans son lit, et Phoenix n'était toujours pas rentré. Il s'était décidé : Il voulait prendre le risque. Il voulait cette histoire d'amour que lui offrait Phoenix. Et, il le voulait lui. Il voulait l'aimer ouvertement. Pourtant, la simple idée de lui avouer tout ça l'angoissait terriblement. Il attendait le retour de son beau-frère, mais le soleil avait déjà laissé place à la lune, et toujours aucune trace de lui. Curieux - mais surtout impatient - il se leva, et sortit de sa chambre pour se rendre dans celle de l'elkpaw. Elle était vide, et, ayant une idée bien précise de ce qu'il cherchait, il entreprit une rapide inspection de la pièce - sans grande gêne, Swan n'avait pas pour habitude de laisser ce genre de choses le ralentir. Puis, très vite, il se rendit à l'évidence : Son balais n'était pas là. Cela ne laissait que peu de doutes sur l'endroit où il se trouvait. Plus décidé que jamais, l'owlkin retourna dans sa chambre, et ouvrit un placard plein de vieilles choses qu'il avait jugé, à un moment ou un autre, totalement inutile ou sans intérêt.

Ainsi, quelques minutes plus tard, il était sur le terrain de quidditch, emmitouflé dans un long duffle coat noir. Dans sa main gauche, il tenait un Nimbus 2000 - un balais bien performant pour un aussi piètre voltigeur que Swan. La vérité était qu'il avait autrefois appartenu à Hansel. Un cadeau de noël. Après la mort de son jumeau, le jeune homme avait hérité, bien contre son gré, du fameux balais. Mais lui, détestait cela. Il n'avait assisté en tout, qu'à six ou sept cours de vol sur balais, prétextant un vertige assez dérangeant pour être dispensé. Il savait ainsi les bases, mais était bien loin d'arriver à quoique ce soit. Et cela faisait des années qu'il n'était pas monté sur un de ces machins. Et pourtant, ce soir là, il était bien obligé. Jetant un regard circulaire au terrain, il constata que l'obscurité l'empêchait de bien voir ce qui l'entourait. Cependant, grâce à un rayon de lune bien orienté, il repéra Phoenix, assis sur un des buts, dans une position qui lui semblait assez inconfortable. Swan hésita à l'appeler, mais, se rendant à l'évidence que son beau-frère ne répondrait sûrement pas à ses appels désespérés, il décida qu'il était temps d'enfourcher ce foutu balais - Phoenix avait intérêt à considérer cela comme la preuve ultime de son amour.

Après un décollage houleux (Swan s'était tout d'abord précipité dans un des arbres bordant le terrain), il avait réussi à prendre de l'altitude. A moitié couché sur son balais, n'appréciant pas cette sensation d'instabilité qu'il avait, il tenta d'avancer vers Phoenix, à une cadence très saccadée. Son Nimbus 2000 semblait refuser d'agir comme l'owlkin le souhait, et accélérait soudainement toutes les dix secondes - entre chaque excès de vitesse, il prenait un petit virage bien sec histoire de ne pas laisser Swan en reste. Finalement, à son grand soulagement, il arriva à quelques mètres des buts où était installé Phoenix - qui était décidément dans une position vraiment bizarre, et le châtain s'inquiéta un moment, se demandant si son beau-frère n'avait pas des tendances suicidaires. « Hé ! Phoenix, je - OUCH ! » Son entrée en scène fut brusquement interrompue lorsque son balais fut pris d'une nouvelle accélération, assommant à moitié le jeune owlkin contre le fer des buts. Bien loin d'être déséquilibré, il resserra encore plus son emprise sur le manche, et se retourna pour tenter d'attraper le cercle dans lequel Phoenix était assis, d'une main. « Hmph. Salut. » Souffla-t-il, une fois cela fait, rassuré d'avoir envie une prise sur quelque chose de stable et d'ancré dans le sol. « Il faudrait que je te parle. Qu'on parle. » Déclara-t-il, fixant son beau-frère pour s'empêcher de regarder en bas. Devant l'air dubitatif de celui ci, il s'empressa d'ajouter : « S'il te plaît. Je risque ma vie en étant sur ce machin. Ca peut pas te laisser indifférent. »
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MessageSujet: Re: le mépris (swan&phoenix)   Lun 17 Nov - 18:42


i wish i didn't love you so much
Il commence à pleuvoir peu de temps après que Phoenix ait assumé sa position. Il ne bouge pas d'un poil mais s'agace de l'ironie de la pluie qui vient troubler la tranquillité précoce de de son ignorance bienheureuse. Toujours immobile, il finit par accepter son sort, sentant les gouttelettes qui martelaient sa peau glisser plus loin sous son t-shirt, venant à la fin de leur chemin inonder les yeux du jeune homme. La lune est haute et belle et les quelques nuages ne parviennent pas à cacher complètement la voie lactée qui s'offre sous ses yeux. Il s'apprête à attraper son balai pour redescendre au sol (et retrouver les ennuis que ces doux instants d'indifférence lui avaient ôté) quand un bruit sourd et une voix reconnaissable entre toutes le font sursauter « Hé ! Phoenix, je - OUCH ! ». Se redressant automatique, curieux de la présence de son beau frère sur le terrain de Quidditch, puis suspicieux de ses motivations. Swan se démène quelques secondes avec son balai et Phoenix lève un sourcil - Swan avait le vertige et ne supportait pas le Quidditch (« C'est un sport de plébéien , Phoenix ») aussi évitait-il toutes les situations qui l'élevaient à plus de deux mètres du sol, en particulier si les dites situations qui impliquaient un balai.  « Il faudrait que je te parle. Qu'on parle. » annonce Swan d'un air solennel qui arrache un sourire à Phoenix. Après deux semaines à l'éviter comme la peste, à quitter leur appartement plus tôt au matin et rentrant le plus tard possible, Swan s'était décidément illustré comme un maitre de l'esquive. « Maintenant tu veux parler ? » répond Phoenix, froid comme la glace. « Alors que tu m'as évité pendant quinze jours et que je n'ai même pas aperçu ton ombre ? » il meurt d'envie de partir là, de le laisser comme un con en plein milieu du stade désert, mais la supplication de Swan l'en dissuade   « S'il te plaît. Je risque ma vie en étant sur ce machin. Ca peut pas te laisser indifférent. ». Phoenix fait la moue mais taquine « Comme si je te laisserais tomber, tu me sous estime une nouvelle fois. ».

Phoenix enjambe son balai et se laisse tomber en chute libre (il n'y peut rien, il a le gout du tragique et ne peut que se réjouir à l'idée d'effrayer Swan) avant de lancer une impulsion à sa monture de bois à moins d'un mètre au dessus du sol. « Tu viens ? » cri t-il, volant jusqu'aux gradins pour s'y déposer avec grâce. Il se demande pourquoi encore une fois il laisse l'opportunité à Swan de le blesser, mais sait pertinemment la réponse : être amoureux, c'était tomber encore et encore, et espérer que l'autre serait toujours là pour le rattraper. Un peu comme Swan, son balai et Phoenix. Swan, difficilement, finit par s'installer à côté de lui et se débarrasser de son balai avec un soulagement non dissimulé. Phoenix le jauge, les bras croisés et les sourcils froncés. Il est conscient que pour une fois dans leur relation, il a tout le pouvoir. Il a déjà mis ses cartes sur la table, et Swan a fait de même, le jeu est presque joué. Cependant, il n'est pas prêt à voir son coeur se briser, pour la troisième fois. Alors il affiche une expression polaire, et ne laisse rien paraitre de ce qu'il pense: « Tu voulais parler, alors parle. » ordonne t-il sèchement.

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Swan Hepburn
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MessageSujet: Re: le mépris (swan&phoenix)   Jeu 20 Nov - 21:13




le mépris ; swan & phoenix ▬ Est-ce que Phoenix lui en voulait ? C'était fort probable. Pourtant, il espérait, quelque peu naïvement, que son beau-frère ne lui tienne pas compte de ses écarts passés. Certes, il avait beaucoup d'erreurs - en réalité, il n'avait fait que ça - mais ce serait sans aucun doute beaucoup plus facile pour Swan d'avouer ses sentiments à un homme n'ayant aucune rancune envers lui. Parlant d'avouer, il sentait son cœur s'emballer, son estomac se tordre, ses muscles se crisper - et pas seulement à cause du vertige. Une fine pluie s'abattait sur eux, et l'eau froide lui gelait les mains. Il mourait en réalité d'envie de lâcher son balais et le but auquel il s'agrippait pour ne serait-ce que pour serrer ses doigts entre eux afin de les réchauffer. Mais il était hors de question pour lui de ne desserrer une seule articulation. Il n'avait aucune confiance en l'équilibre précaire qui le maintiendrait sur ce balais si balais si jamais il prenait le risque de jouer au " sans les mains ". Les doigts mordus par le froid, empli d'anxiété, il attendait désespérément la réponse de Phoenix. D'ailleurs, après plusieurs piques bien placées - qui firent grimacer Swan - l'elkpaw se laissa tomber en chute libre, arrachant un cri au châtain. Dans un réflexe ridicule, il tendit le bras pour essayer de l'attraper, mais se ravisa bien vite, se sentant lui-même dangereusement tanguer sur son balais. Les yeux à présent rivés sur le sol, qui lui semblait bien trop éloigné, il ne remarqua presque pas le redressement expert de Phoenix. « Idiot. » pensa-t-il tout de même, pestant mentalement contre cet ingrat qui l'avait effrayé de la sorte. Après tout ce temps, Phoenix ne savait-il pas que les airs n'étaient pas un lieu où l'on pouvait plaisanter librement avec Swan ? Déglutissant difficilement, il s'agrippa un peu plus à sa balais, et releva les yeux pour voir son beau-frère se poser avec une délicatesse presque provocante sur les gradins. Swan évalua rapidement la distance qui le séparait du lieu en question, et jugea qu'elle était bien trop grande. Mais après tout, il n'avait pas le choix. Aussi, avec un léger soupire de désespoir, il fit avancer son balais.

Enfin, après s'être démené pendant de longues secondes avec ce foutu Nimbus 2000 - comment Phoenix pouvait-il conduire si aisément de tels bourricots de bois ? - il se posa enfin dans les gradins. Ou plus exactement, effectua un atterrissage forcé au cours du quel il manqua de peu de se rétamer de tout son long. Laissant tomber son balais au sol, il passa une main tremblante dans ses cheveux humidifiés par la pluie, afin de les ramener en arrière. Lui qui n'était pas particulièrement bronzé était alors plus pâle que d'habitude ; le simple fait de se rappeler de la hauteur à laquelle il planait lui donnait des nausées. Lorsque Phoenix lui intima de parler, il releva le regard, un air embarrassé sur le visage. « Je... » Son souffle se coupa, ses mots moururent dans sa gorge. Comment était-il censé dire cela ? Il n'avait jamais déclaré ses sentiments à quique ce soit. Effrayé, anxieux, la gorge serrée, il inspira longuement, serrant ses mains l'une contre l'autre. « Je suis désolé. » Lâcha-t-il finalement. Les mots s'échappèrent de ses lèvres dans un souffle, rapidement. Puis, Swan s'immobilisa, resta muet, comme si la phrase lui avait écorché les lèvres. Il se sentait, en réalité, soulageait de s'être délesté de ce poids qui pesait sur lui, et avait l'impression d'avoir fait le plus dur. « Je suis désolé d'avoir cru aux rumeurs, et pas en toi. Je suis désolé d'avoir agi comme je l'ai fait à ton égard, durant tout ce temps. Je suis désolé de t'avoir évité ces deux dernières semaines. Désolé. » Enfin. Enfin, il reconnaissait ses torts. Enfin, il se montrait prêt à reconnaître ses erreurs. Et entre son anxiété et son soulagement, il sentit un vague sentiment de fierté - envers lui même, bien entendu. Ce n'était pas nouveau, mais cette fois ci, ce sentiment de propre-reconnaissance était peut-être justifiable. Mais bien loin de le distraire, cet orgueuil nouveau lui permit de trouver le courage de continuer la deuxième partie de son monologue, qui était finalement sûrement plus difficile encore que la première : l'aveu concret de ses sentiments. « Je suppose que rien ne peut vraiment m'excuser mais... Je veux que tu saches que les rumeurs n'étaient qu'un petit facteur de mon incrédulité. » Avoua-t-il, les yeux baissés. « Tu étais beau. Tu avais tant de personnes à tes pieds. Et j'étais juste... Ce mec qui sortait à peine de la puberté et qui était assez détestable. J'ai eu l'impression que c'était trop beau pour être vrai, et que c'était forcément une blague, ou quelque chose du genre. » Il se racla la gorge, gêné d'ainsi parler de cet épisode. Sûrement pas son plus fier moment. « Je sais que ça n'excuse pas mon comportement, mais... Je ne pas que tu penses que je suis parti juste à cause des rumeurs, Phoenix. » Il se tut. Hésita longuement. Et, finalement, s'avança, et prit une des mains de son locuteur, l'obligeant ainsi à décroiser les bras. Sa main était maladroite. Il n'avait pas l'habitude d'iniscier des gestes tendres, et ne savait pas réellement comment s'y prendre. Mais il se contenta de serrer la main de Phoenix dans la sienne, se pinçant les lèvres. « Après ça, j'ai eu honte. Et je ne voulais pas tomber de nouveau dans tes bras, parce que je savais pertinemment que c'était ce qui allait arriver si je ne faisais pas attention. » Ses yeux, qui avaient passé les dernières minutes à divaguer nerveusement entre le sol et le torse de Phoenix, osèrent enfin se planter dans ceux qu'ils avaient en face d'eux. « Mais je suppose que ça n'a pas marché. Tu sais, ce sourire provocateur que tu fais tout le monde. Et ce regard désinvolte que tu me lances parfois. Et la façon dont tu te mordilles la lèvre. Et ton rire. Et tes yeux. Et tout de toi. Je suis tombé amoureux de tout ça. Et, je sais que j'ai été, huh, idiot, et que tu ne devrais plus me faire confiance à l'heure qu'il est, mais voilà... » Il serra sa main un peu plus fort, alors que son regard se fit un peu plus insistant, un peu plus sérieux. « Je t'aime, Phoenix. » Déclara-t-il finalement, d'une voix étranglée par la nervosité, ses joues rougissant un peu, et sa bouche devenant soudainement sèche. « Je t'aime. » Répéta-t-il, détournant le regard, celui de son beau-frère devenant trop dur à supporter.
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MessageSujet: Re: le mépris (swan&phoenix)   Sam 6 Déc - 18:19

Sous ce flot d'excuses, Phoenix se sent étouffer. Le poids de l'attente (plusieurs années) l'empêche de réagir autrement qu'avec l'immaturité du garçon de 18 ans qui s'était fait rejeter quatre ans auparavant, mais l'espoir qui s'était presque éteint de se voir un jour dans cette situation le retient à moitié. Que faire, lui renvoyer à la face l'humiliation et la douleur, ou ouvrir les bras à toutes ces nouvelles émotions positives qui pouvaient signifier tant de belles choses pour leurs avenirs à tous les deux ? Partagé entre un extrême et l'autre, tiraillé entre le coeur et la tête, vouloir se protéger ou se tenir prêt à la chute. Combien de fois s'était-il ramassé, par la faute de Swan ? Par seulement deux fois, ce n'était que des coeurs brisés, mais à chaque fois qu'il l'avait vu dans les bras d'un autre, quand Swan s'était donné - encore et encore - à ces inconnus sans noms ni visage, et puis chaque découragement, l'inclinaison méprisante de son sourcil, son indifférence parfois. Mais voilà que Swan par ses paroles lui renvoie le reflet de ses propres doutes, oui bien entendu il n'avait jamais été seul dans cette histoire, mais il était facile d'oublier que son beau-frère pouvait aussi ressentir la saveur amère de l'incertitude, et le goût acide du courage absent.

Phoenix ne répond pas à cette touchante déclaration d'amour, il n'ose à peine y croire. Son cœur bat à tout rompre, et les gouttes qui viennent se poser sur ses paupières le font papillonner des yeux. C'est presque avec sarcasme qu'il accepte l'ironie de cette météo : quoi de mieux que la pluie pour rassembler ou déchirer deux amants ? Cependant, il ne peut s'empêcher de détourner à nouveau le regard vers Swan. L'honnêteté qu'il peut voir des ses yeux, sa sincérité vulnérable et ses lèvres pincées anxieusement l'émeuvent malgré lui. Il veut le prendre dans ses bras pour ne plus l'en laisser partir, le garder à jamais serré contre son cœur et protéger son bel amant de toute la laideur du monde. Phoenix se mord la lèvre et finit par se décider, là, maintenant, dans le silence entêtant de ce stade complètement vide et le tam tam discret de l'averse qui recouvre et cache tout autour d'eux dans le brouillard. Ils sont seuls, et Phoenix ne voit que lui.

« Tu sais que je t'aime aussi. » dit-il, cette fois sans la peur muette de se faire rejeter. « Je ne te l'ai pas caché, jamais, même quand tu ne le voyais pas. » il s'avance d'un pas et leurs respirations viennent dessiner à l'unisson des arabesques dans l'air. « Je serai stupide de t'envoyer te faire foutre, même si tu le mérites. » son ton est tranchant mais il ne peut retenir un petit sourire en coin. Il pose une main sur la mâchoire carré de Swan, et tourne sa tête vers lui pour qu'il puisse admirer ses deux yeux bleus. « Je t'aime » se répète t-il, avant de l'embrasser doucement « Mais j'ai des conditions. S'il doit y avoir un "nous". » il croise les bras et lève un sourcil « Parce que même si j'ai envie de te croire, j'ai peur que tu ne sois pas totalement honnête avec moi. Je ne veux pas que tu sois avec moi parce qu'il n'y a personne d'autre, et je veux qu'on apprenne à se connaître autrement que physiquement. Donc je ne coucherais pas avec toi. ».

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MessageSujet: Re: le mépris (swan&phoenix)   Dim 14 Déc - 1:47




le mépris ; swan & phoenix ▬ Swan avait peur. Il fallait dire, étant honnête, qu'il n'avait pas une bien haute estime des hommes. Ces hommes qui l'avaient rejeté comme s'il avait une maladie infectieuse il y a des années, et qui, lorsqu'il s'était dévoilé, l'avaient vu comme un vulgaire objet sexuel. C'était, du moins, le regard que Swan portait sur la question. Jamais, il ne se serait demandé si, effectivement, ce n'était pas de sa faute et si il ne les regardait finalement pas de trop haut et de trop loin pour se rendre accessible. Pour être, à leurs yeux, plus qu'un simple objet. Tout ce dont il était certain, c'est qu'il avait une personnalité détestable. Et, oui, il était bien plus facile de le haïr que de tenir à lui. Et pourtant.

Pourtant, Phoenix l'avait vu s'était accroché. Phoenix avait été là, pendant des années, à l'attendre, à désirer toute son arrogante personne. Et lui, en bon idiot qu'il était, avait passé son temps à le repousser et à lui préférer des hommes qui entraient dans son intimité pour lui cracher dessus le lendemain. Et maintenant ? Maintenant, au fur et à mesure que les secondes s'écoulaient, que la réponse de Phoenix se faisait attendre, Swan comprenait qu'il avait peut-être perdu la seule chose vraie qu'il ait jamais connue, avant même d'avoir pû la tenir entre ses mains. Après avoir brisé maintes fois le coeur de son beau-frère, il avait encore l'audace d'avoir peur que ce dernier ne lui brise le sien. Même à ce moment là, il n'aurait même pas le courage de se dire que c'était tout ce qu'il méritait. Swan avait peur de la douleur, il ne la supportait pas. Et maintenant qu'il voyait, qu'il comprenait, qu'il réalisait tout ce que Phoenix était pour lui, la chute ne serait que plus dure s'il s'apercevait qu'il l'avait perdu. Mais la pluie continuait de geler ses mains et son visage, son sang continuait de pulser furieusement à ses oreilles, la réponse de son locuteur ne venait toujours pas. L'attente était une torture absolument affreuse, car elle laissait tout le temps du monde à Swan pour détailler le visage de Phoenix. Et plus regardait cet homme qui se tenait là, devant lui, plus il se rendait compte qu'il l'aimait. Il se rendait compte qu'il l'aimait, qu'il le voulait passionnément, qu'il était désolé et qu'il y avait des centaines de choses qu'il devait encore lui dire, mais il avait épuisé son quotta de paroles. A présent, il ne pouvait que rester silencieux. La balle était dans le camps de Phoenix. Soit il choisissait de mettre fin à ce match qui durait à présent depuis des années, soit il accordait à Swan la chance qu'il ne méritait plus depuis longtemps. Et finalement, il parla, mettant fin au supplice interminable du jeune owlkin.

Ce dernier soupira de soulagement dès les premières paroles du brun. Il l'aimait aussi. Il l'aimait encore. Son cœur s'accélère, et il sent son estomac se nouer, comme s'il n'était finalement qu'un adolescent. Il le regarde s'approcher, les joues rosies par la tempête d'émotion qui faisait rage en lui. Ses yeux scrutent les moindres détails de son visage – ses longs cils parfaitement courbés, ses yeux mordorés, cette bouche dont il résiste difficilement à l'appel. Cependant, sa rêverie admiratrice est soudainement brisée par la remarque cinglante – et remplie de tant de vérité qu'elle faisait doublement mal – de Phoenix. Il détourne le regard, les pommettes rougies cette fois, non pas par l'émotion mais par une culpabilité honteuse, un malaise qu'il aurait préféré ne pas ressentir. Mais lorsque qu'il sentit la main chaude de son interlocuteur se poser sur sa mâchoire, et lui faire tourner la tête, son regard accrocha directement celui de Phoenix. Quelques secondes durant lesquelles il est déconnecté de la réalité, à un tel point qu'il ne remarque même pas qu'il s'avance vers lui. Pour dire vrai, il ne se réveille que lorsqu'il sent les lèvres chaudes – malgré la température – et douces de Phoenix sur les siennes. Ses yeux s'écarquillent un moment, mais il ne lui faut que quelques millièmes de seconde pour les refermer et répondre au baiser que l'elkpaw venait d'initier. Et lorsqu'il se recule, il peut encore sentir la pression, le goût de sa bouche. Une nouvelle sensation qu'il peut ajouter à la liste des choses agréables que Phoenix lui fait ressentir.

Cependant vient le «Mais» auquel Swan n'avait pas pensé jusqu'alors. La bulle se brise, et a soudainement le regard fuyant d'un enfant prêt à se faire sermonner. Une condition. Bien entendu. Le décor était trop beau pour être vrai mais... Swan ne s'attendait pas à ça. Pas de sexe ? Swan voit ses beaux fantasmes incluant de la crème chantilly – oui il avait regardé beaucoup de pornos moldus étant plus jeune – s'éloigner sans un regard un arrière. Il déglutit, mais relève le regard. « Si tu veux. » déclare-t-il simplement, étonné de sa propre détermination. Cherchant à évacuer la déception qu'était ce coup de théâtre, il glisse ses mains sur les joues de Phoenix, et cette fois, c'est lui qui se penche pour initier le baiser. Il est un habitué des baisers langoureux, fougueux, et n'a jamais eu l'occasion de s'exercer aux embrassades amoureuses, mais il fait de son mieux pour feindre l'expérience dans ce domaine. C'est d'ailleurs ça, qui lui fait subitement réaliser ce que lui demande Phoenix. Pas de sexe. Et, la réalisation le terrifie. Il ne sait pas comment aimer un homme autrement que par le sexe. Il ne sait pas comment il doit agir. Il ne sait rien faire. Il ne sait même pas à quelle fréquence il faut dire «Je t'aime». Se reculant subitement – mais gardant ses mains sur ses joues, parce qu'il trouve sa beau terriblement agréable au toucher – il le regarda avec de grands yeux écarquillés. « Mais quand tu dis que tu ne coucheras pas avec moi – tu veux genre, dire, jamais ? » Il frissonne rien qu'à cette idée qui lui paraît inconcevable. « Parce que, j'veux dire... C'est dommage quand même, un tel gâchis. Et puis, honnêtement, j'ai passé trop d'années à me masturber pour supporter cette pratique jusqu'à la fin de ma vie. Je sais que je viens de te dire que je t'aimais mais c'est quand même vachement cruel ça. »
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le mépris (swan&phoenix)

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